Selon la plateforme officielle de la FIFA consacrée aux questions juridiques et aux litiges, l'interdiction d'enregistrer des joueurs imposée au Zamalek est d'une durée indéterminée et restera en vigueur jusqu'au règlement intégral des obligations financières dues.
Des articles parus dans la presse égyptienne ont révélé que cette sanction est liée à un jugement rendu en faveur du club d’Alexandria, suite au non-paiement par Zamalek d’une somme de 200 000 euros relative au transfert du joueur brésilien Gian Bezerra.
Ce dernier jugement porte à quatre le nombre total d’interdictions de recrutement en vigueur à l’encontre du « Chevalier blanc », ce qui constitue un recul par rapport aux récents progrès administratifs réalisés après que le conseil d’administration eut réussi à négocier et à réduire le nombre de litiges en suspens à trois seulement.
Cette nouvelle sanction reflète la grave crise de liquidités à laquelle le club est confronté. Zamalek avait réussi à obtenir sa licence de participation aux compétitions africaines avant la date limite du 26 juillet en réglant une partie cruciale de ses dettes antérieures, mais des engagements récurrents continuent de peser sur le fonctionnement du club.
Sur le terrain, ces soucis administratifs surviennent à un moment critique. Zamalek a débuté sa campagne dans la Premier League égyptienne pour la saison 2026/27 par un match nul décevant et sans but face à l’Union d’Alexandrie, et se prépare actuellement à affronter Al-Ahly Bank lors de la deuxième journée.
Cette dernière sanction de la FIFA replonge Zamalek dans un cercle vicieux et dévastateur de paralysie sur le marché des transferts. Le fait de réaffecter en permanence les recettes du club au règlement des litiges juridiques plutôt qu’au renforcement de l’équipe sape la planification technique à long terme et limite la flexibilité tactique.
Si le montant de 200 000 euros peut sembler relativement modeste comparé aux litiges précédents qui se chiffraient en millions de dollars, l'accumulation de quatre interdictions en vigueur ne laisse au conseil d'administration qu'une marge d'erreur extrêmement réduite à l'approche de la date limite des transferts du championnat national.


