Dès ses premiers jours à la tête de l'équipe de France, Zinedine Zidane est naturellement devenu le sujet phare dans l'entourage des Bleus. Son nom, son palmarès et son prestige auraient pu occuper tout l'espace médiatique. Mais selon Adrien Rabiot, le nouvel entraîneur cherche justement à éviter cela. À la veille du premier match de l'ère Zidane contre la Turquie, le milieu de terrain de Milan a expliqué comment l'ancienne star tentait de placer ses joueurs au centre de l'attention.
Rabiot a déclaré : « Il essaie de rester en retrait autant que possible. De faire en sorte que l’on parle le plus possible des joueurs. »
Le contraste est très révélateur. Après 14 ans passés aux côtés de Didier Deschamps, chaque geste de Zidane était suivi de près et commenté. Le changement majeur n’est pas seulement d’ordre sportif, il se manifeste également dans la manière de gérer le groupe. Rabiot affirme avoir effectivement constaté « des méthodes de travail différentes, des séances d’entraînement différentes et des idées différentes », mais il décrit surtout un entraîneur qui ne cherche pas à être toujours le protagoniste de cette nouvelle aventure. Au contraire, il choisit de laisser les internationaux assumer eux-mêmes le poids de cette nouvelle étape. Et cette attitude, selon Rabiot, peut apporter davantage de sérénité aux joueurs : « Cela peut parfois permettre aux joueurs d’être plus sereins. »
Rabiot, désormais l’un des adjoints de Zidane
Ces propos prennent une dimension particulière depuis que Zidane a confié à Rabiot l’un des rôles de vice-capitaine, aux côtés d’Ousmane Dembélé et de Jules Koundé, derrière Kylian Mbappé. Le milieu de terrain français fait donc partie des joueurs appelés à accompagner le nouvel entraîneur dans cette transition.
Rabiot a également tenu à rappeler que, malgré tous ces changements, le changement d’entraîneur ne change pas l’essentiel. Il a précisé : « Avec Didier Deschamps comme avec Zinedine Zidane, l’objectif est de représenter la France au plus haut niveau. » Et si les Bleus seront inévitablement jugés sur leur jeu lors de leur première sortie, il refuse de mettre le style au service du résultat : « Au final, l’objectif est de gagner ». Cette exigence sera d’autant plus importante que la France va enchaîner les rencontres à un rythme soutenu lors de cette tranche internationale.
L’Espagne, dernier avertissement
Avant de se consacrer pleinement à la nouvelle saison, Rabiot revient également sur la principale difficulté à laquelle les Bleus ont été confrontés ces dernières années : l’Espagne. Après plusieurs défaites face à la Roja, notamment en demi-finale de la Coupe du monde 2026 (0-2), Rabiot estime que la France n’était pas en reste en termes de qualité de l’effectif. « Ce n’était pas un manque de qualité. Nous ne sommes pas moins bons que cette équipe. » Il a ensuite donné une autre explication : « Ils étaient meilleurs sur le plan tactique, et ils avaient peut-être mieux préparé ce match. »
Pour Rabiot, l’Espagne est même devenue l’adversaire qui a donné le plus de fil à retordre aux Bleus ces dernières années. Et si les deux équipes devaient se retrouver, la France devra trouver la réponse qui lui a échappé jusqu’à présent. Mais avant toute revanche éventuelle, une nouvelle histoire commence vendredi : Zidane prend officiellement les rênes, Rabiot devient l’un de ses adjoints, et les joueurs devront enfin répondre sur le terrain à toutes les attentes qui accompagnent ce nouveau chapitre.


