Le dossier du différend entre le Maroc et le Sénégal reste largement ouvert. Selon le journal « La Gazette du Finic », le Tribunal arbitral du sport tiendra une première audience le 8 octobre afin d’examiner le recours déposé par la Fédération sénégalaise de football contre la décision de la Commission d’appel de la Confédération africaine de football.
Cette audience ne devrait pas déboucher sur une décision définitive immédiate, le tribunal devant d’abord entendre les différentes parties, examiner leurs arguments et évaluer les preuves avant de rendre sa décision. Selon la même source, la décision finale devrait être rendue au plus tard à la mi-novembre.
Une finale qui s'est transformée en bataille juridique
Le litige trouve son origine dans la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant le Maroc au Sénégal. Sur le terrain, les Lions de la Teranga se sont imposés 1-0 après prolongation et ont soulevé le trophée. Le match a toutefois connu une longue interruption après que les joueurs sénégalais ont temporairement quitté le terrain pour protester contre une décision arbitrale controversée.
Dans un premier temps, l’instance disciplinaire de la CAF a confirmé le résultat du match, avant que la commission d’appel ne revienne sur cette décision et ne déclare le Sénégal perdant du match sur un score de 3-0 en faveur du Maroc. Par la suite, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester cette décision.
La question fondamentale portera donc sur l’interprétation du retrait temporaire du Sénégal au regard du règlement de la compétition, ainsi que sur les conséquences sportives qui devraient en découler.
Lakjaâ et El-Rakraki continuent de considérer le Maroc comme champion
La position du Maroc reste inchangée. Fawzi Lakjaâ a récemment souligné que la Fédération continuerait à défendre la décision de la Commission d’appel de la CAF et qu’elle considérait toujours le Maroc comme champion d’Afrique sur la base de cette décision.
Walid El-Rakraki a publiquement adopté la même position. L’ancien sélectionneur du Maroc a déclaré : « Je suis champion d’Afrique, que cela plaise ou non. » Il a également reconnu que le dernier mot revenait désormais au Tribunal arbitral du sport (TAS) et a affirmé qu’il accepterait la décision, quelle qu’elle soit.
La séance du 8 octobre ne permettra peut-être pas de déterminer immédiatement qui doit être reconnu comme champion d’Afrique 2025, mais elle constituera une avancée majeure dans l’une des affaires les plus controversées qu’ait connues le football africain ces dernières années.


