L'Algérie a clôturé sa participation aux Jeux méditerranéens de 2026 à Tarente, avec un bilan qualifié d'exceptionnel par les observateurs, se classant à la neuvième place du classement général avec un total de 40 médailles de toutes catégories, un résultat qui constitue la meilleure performance de l'Algérie à l'étranger depuis le début de sa participation à cette manifestation.
La dernière journée des compétitions a vu le coureur Saïd Amara remporter la médaille d’or du 10 000 mètres, tandis que le boxeur Mehdi Boulossa s’est imposé face à son adversaire égyptien Youssef Abdelaziz lors du combat final sur un score de 4 à 2, Mohamed Saif Boukartaba a quant à lui remporté une médaille d’argent au semi-marathon.
Amara a dominé la course du début à la fin sur la piste italienne, offrant ainsi à la Fédération algérienne d’athlétisme l’un des derniers titres de l’édition. Ce sacre vient renforcer la série de bons résultats obtenus par les athlètes de cette discipline tout au long des Jeux, puisque Jamal Sajati avait déjà remporté la médaille d’or du 800 mètres avec une assurance digne des meilleurs coureurs mondiaux sur cette distance, et Yasser Triki avait remporté le triple saut dès ses premiers essais. Quant au semi-marathon, Boukartaba s’est maintenu en tête du peloton de tête jusqu’au dernier souffle avant de perdre la deuxième place dans les derniers mètres, décrochant ainsi la médaille d’argent.
Ce bilan de 40 médailles (13 d’or, 8 d’argent, 19 de bronze) est le deuxième meilleur de l’histoire de la participation de l’Algérie aux Jeux méditerranéens, dépassé uniquement par l’édition d’Oran 2022 qui s’était déroulée sur son sol et devant son public. Cependant, la valeur de cet exploit réside dans le fait qu’il a été réalisé à l’étranger, où la délégation algérienne n’a pas pu compter sur l’avantage du terrain et du public, ce qui confère à cette neuvième place une importance particulière dans une compétition où les pays européens sont nettement plus nombreux.
Le coup d’envoi a été donné en force dès les premiers jours, lorsque le lutteur Abdelkrim Farqat a offert à l’Algérie sa première médaille d’or en lutte gréco-romaine après sa victoire écrasante 10-1 face à son adversaire égyptien, ce qui a libéré le reste de la délégation.
On ne peut évoquer les Jeux de Tarente sans mentionner la star de la gymnastique Kayla Nimour, championne olympique, qui a ajouté de nouveaux titres à son palmarès déjà bien fourni sur les agrès italiens, notamment au concours général, aux barres asymétriques et à la poutre, renforçant ainsi la place de la gymnastique comme l’une des principales sources de médailles pour l’Algérie.
L’équipe nationale n’a pas été en reste, puisque l’équipe algérienne des moins de 21 ans a remporté le titre de football après s’être imposée en finale face à la Tunisie sur le score de 2-0, réalisant ainsi un parcours sans faute, sans aucune défaite. Ce titre constitue un véritable coup de pouce pour une génération que les observateurs suivent de près sur la voie menant à l'équipe première.
Les médailles de l’Algérie se répartissent sur plusieurs disciplines : l’équipe de basket-ball 3×3 est ainsi montée sur le podium après avoir battu la Turquie, ce qui confirme l’essor des sports collectifs moins connus. Les dix-neuf médailles de bronze reflètent la capacité de la délégation à se hisser jusqu’aux phases finales dans différentes compétitions, même lorsqu’elle ne remporte pas l’or, ce qui témoigne de la bonne santé générale du sport algérien.
Tous les regards se tournent désormais vers la mise à profit de ces bons résultats lors des prochaines compétitions, puisque de nombreux champions de Tarente figurent parmi les favoris pour les prochains rendez-vous continentaux et mondiaux, avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de San Francisco 2028.


