Alors que le Ghana s’apprête à disputer sa cinquième Coupe du monde sous la houlette du sélectionneur Carlos Kirosh, un vieux débat sur le rôle des entraîneurs étrangers dans les succès les plus notables des Black Stars sur la scène mondiale refait surface.
L’expérience passée montre que les succès les plus notables de l’équipe nationale ghanéenne ont souvent été associés à un encadrement technique étranger, ce qui renforce cet argument.
Des débuts solides sous une direction étrangère
La première participation du Ghana à la Coupe du monde 2006 a été remarquable, puisque l’équipe dirigée par le Serbe Ratomir Dujkovic est parvenue à atteindre les huitièmes de finale, un exploit remarquable pour sa première participation au tournoi.
Quatre ans plus tard, le Ghana a continué à briller lors de l’édition 2010 sous la houlette de Milovan Rajevac, atteignant les quarts de finale, égalant ainsi la meilleure performance continentale de l’histoire de la Coupe du monde, réalisée par le Cameroun (1990) et le Sénégal (2002). Cela reste l’apogée du football ghanéen à l’échelle mondiale.
Des résultats en baisse avec les entraîneurs locaux
En revanche, les participations ultérieures du Ghana ont été marquées par une baisse relative des résultats sous la houlette d’entraîneurs locaux. Lors de la Coupe du monde 2014, le sélectionneur ghanéen Kwasi Appiah n’a pas réussi à dépasser la phase de groupe, lors d’une édition caractérisée par des tensions internes et des résultats décevants.
Le même scénario s’est répété lors de l’édition 2022, lorsque l’équipe a été éliminée au premier tour sous la direction d’Otto Addo, malgré des éléments offensifs distinctifs, ce qui a renforcé l’idée d’une baisse de performance sous la direction technique locale.
2026 : Un retour à la formule éprouvée
A l’approche de la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, la Fédération ghanéenne de football a de nouveau décidé de faire appel à un sélectionneur étranger, en nommant Carlos Kirosh.
La décision semble refléter un retour à un modèle qui a fait ses preuves, avec des entraîneurs étrangers souvent caractérisés par leur expérience, leur discipline tactique et leur capacité à gérer la pression des grands tournois, des facteurs qui ont déjà contribué aux meilleurs résultats du Ghana à la Coupe du monde.
Conclusion
Bien qu’il n’y ait pas de règle absolue, les expériences historiques indiquent que les entraîneurs étrangers ont joué un rôle prépondérant dans les plus grands succès du Ghana en Coupe du monde, ce qui soulève de nouvelles questions quant à l’avenir de cette option en 2026.


