Et tous ceux qui s'y connaissent en football ne considèrent pas que l'accès aux quarts de finale soit un objectif pour une équipe de ce niveau, qui est censée jouer pour le titre, et qui, lors du seul match qu’elle a perdu, aurait pu l’emporter. L’équipe s’est qualifiée pour les quarts de finale avec quatre buts marqués et six points, n’encaissant qu’un seul but.
Farid Ben Stiti, âgé de 59 ans, a été joueur professionnel en France avant de prendre les rênes d’une sélection qui, auparavant, participait simplement pour participer, et qui, désormais, joue pour remporter le titre, et il en a bien le droit avec des joueuses évoluant notamment à Marseille et à West Ham, en Angleterre.
La gardienne des Verts féminins est Chloé Nkazzi, âgée de 30 ans, qui défend les cages de Montpellier, La meilleure joueuse de la défense est Inès Bloum, 25 ans, considérée comme le pilier de la défense des Hammers de West Ham. À ses côtés évolue la Marseillaise Ghizlane Khazami, 24 ans, ainsi que la joueuse expérimentée Sonia Kalati, de Lens, 34 ans, qui joue le rôle de coach sur le terrain.
Parmi les milieux de terrain, on retrouve Marine Daffour, qui évolue au club anglais de Bristol. Si l’on revient sur les trois matchs de la phase de groupes, on remarque la solidité de la défense des Verts, qui n’a encaissé qu’un seul but sur coup de pied arrêté.
En attaque, le sélectionneur s’est appuyé exclusivement sur des joueuses issues du vivier français, parmi lesquelles Inès Boutaleb, 27 ans, joueuse d’Auxerre, et Melissa Bethi, qui évolue à Nantes et qui a 20 ans, tout comme Morgane, attendue en quarts de finale, pour s’imposer comme une force offensive qui a permis aux Vertes d’atteindre le carré d’or.
À l’époque de l’entraîneuse Vertol, l’effectif des Verts était principalement composé de joueuses locales, complétées par des joueuses venues d’Europe, voire de France, mais l’entraîneur Ben Stiti a bouleversé la donne, en composant un onze de départ entièrement composé de joueuses professionnelles, non seulement françaises, mais aussi anglaises et saoudiennes, à l’image d’Iman Bousaha, ainsi que turques, avec le club d’Antalya, à l’image d’Orléa Alaouach.
Les joueuses algériennes ont fait preuve, lors de la phase de poules, d’une grande détermination et d’une soif de victoire, et elles ont surpassé leurs adversaires par leur technique et leurs qualités individuelles. À deux matchs de la « CAN » contre la Zambie et des trois derniers matchs, elles pourraient bien avoir atteint la cohésion nécessaire et mis en place un jeu collectif qui fait d’elles des favorites pour remporter le titre continental.


