Le Mali, le Niger et le Burkina Faso se sont officiellement lancés dans la course à l'organisation de la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations 2032, après que les fédérations de football des trois pays ont fait part à la Confédération africaine de football (CAF) de leur intention de présenter un dossier commun.
La CAF a pris acte de la déclaration d’intérêt soumise par ces trois pays, ce qui leur permet de poursuivre la procédure de candidature et de préparer le dossier technique et organisationnel requis, sans que cela ne signifie pour autant qu’ils se voient attribuer définitivement les droits d’organisation du tournoi.
Rencontre avec Patrice Motsepe
Une réunion de travail s’est tenue le 18 juillet à New York entre le président de la CAF, Patrice Motsepe, et les présidents des fédérations de football du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
Au cours de cette rencontre, le projet commun, fondé sur la coopération régionale et le partage des responsabilités organisationnelles, a été examiné, tout en soulignant la nécessité de respecter l’ensemble des conditions et procédures fixées par la CAF.
Les trois pays devront, dans la phase suivante, préparer un dossier complet comprenant les garanties gouvernementales, les stades proposés, les infrastructures, les moyens de transport et l’hébergement, ainsi qu’un plan de sécurité clair.
Un projet sportif pour les pays du Sahel
Cette initiative revêt une dimension symbolique pour les trois pays membres de l’Alliance des pays du Sahel, qui cherchent à transposer leur coopération politique dans le domaine sportif en organisant un championnat continental commun.
Le projet devrait reposer sur un partage des installations, des coûts et des tâches entre les pays candidats, ce qui allégera la charge organisationnelle pesant sur chaque pays pris individuellement.
Le Burkina Faso a déjà organisé la Coupe d’Afrique des nations en 1998, tandis que le Mali a accueilli l’édition de 2002. Quant au Niger, il n’a encore jamais accueilli le premier tournoi des sélections africaines.
Si la candidature est retenue, l’édition 2032 sera la deuxième à être organisée par trois pays, après la Coupe d’Afrique des nations 2027 prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.
La sécurité et les infrastructures : les principaux défis
Malgré les ambitions considérables de cette candidature, les trois pays sont confrontés à des défis majeurs liés à l’état des stades, aux réseaux de transport, à l’hébergement, ainsi qu’à la circulation transfrontalière des équipes et des supporters.
De même, la question de la sécurité constitue l’un des éléments clés sur lesquels l’Union africaine s’appuiera pour évaluer le dossier.
M. Motsepe a souligné que la sûreté et la sécurité font partie des questions à traiter, ce qui signifie que le succès de la candidature dépendra de la capacité des trois pays à fournir des garanties concrètes et réalisables.
Le projet en est encore au stade de la candidature préliminaire ; le dossier fera ensuite l’objet d’une évaluation technique avant que la CAF ne rende sa décision finale concernant l’hôte de la Coupe d’Afrique des nations 2032.


