À la suite de la modification controversée du règlement de la Coupe d'Afrique des nations, la Confédération africaine de football (CAF) est confrontée à une grave crise financière après l'annulation d'un contrat commercial colossal dont la valeur dépassait le milliard de dollars sur huit ans. Cette annulation fait suite à la décision surprise de modifier le format de la compétition, passant d’éditions consécutives à un cycle organisant le tournoi tous les quatre ans.
Le Comité exécutif de la CAF avait pris cette décision dans le but d’harmoniser le calendrier international des matchs et d’éviter les chevauchements constants avec les clubs européens, mais cela a eu un impact négatif sur la valeur commerciale des principales compétitions du continent. Selon des sources bien informées au sein de la fédération continentale, le contrat annulé prévoyait l’organisation de quatre éditions de la compétition sur cette période de huit ans, ce qui a poussé les investisseurs et les sponsors à se retirer dès que le nombre d’éditions a été réduit à seulement deux pour la même période.
Dans ce contexte, la CAF a annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres indépendant, limité aux droits commerciaux et marketing des éditions de la compétition des années 2028, 2032 et 2036, afin de combler le vide contractuel dont souffre la Confédération depuis la résiliation de son célèbre contrat avec la société française « Lagardère » en 2019, qui a coûté aux caisses africaines un règlement judiciaire exorbitant s’élevant à 50 millions de dollars.
Ces développements soulèvent de nombreuses interrogations au sein des fédérations nationales quant à la capacité de la direction actuelle de la CAF à garantir des ressources financières durables pour compenser ce recul brutal, d'autant plus que le soutien financier destiné au développement des infrastructures et des compétitions locales est désormais menacé de diminution compte tenu du contexte actuel en matière d'investissements.


